François Eugène Turpin 
(Paris 30 septembre 1848 - Pontoise 24 janvier 1927)

L'inventeur de la mélinite


Dès 1871, les recherches pour remplacer la poudre noire utilisée pour le chargement des obus se multiplient mais un compromis entre la puissance et la stabilité semble difficile à trouver, il faudra attendre 1885 pour qu'un industriel français trouve une solution.

En 1885, Eugène Turpin, qui a un atelier de fabrique de jouets en caoutchouc à Colombes, découvre un nouvel explosif : la mélinite. Comme souvent à l'époque, cette trouvaille s'effectue de façon fortuite. Il s'agit en fait de l'acide picrique que l'on apellera mélinite en raison de sa couleur proche du miel. Cette autre dénomination avait également comme but de dissimuler la vrai nature chimique du produit.

Eugène Turpin a déjà mis ses compétences au service du Ministère de la Guerre en travaillant à la réalisation de cartes topographiques en caoutchouc. Sa formation de chimiste lui permet de se lancer dans l'étude de la fabrication de ce nouvel explosif, après bien des tâtonnements.

Cette découverte est révolutionnaire, avec d'autres nouveautés, cela va remettre complètement en question le système de défense qui vient à peine de sortir de terre. L'armée fera même des essais en grandeur nature sur un fort Séré de Rivières, en 1886, à la Malmaison (Aisne) en installant à distance un canon de 155 mm et un autre de 220. Pendant plusieurs jours, 171 obus seront tirés sur le fort. 

Le résultat est sans appel, les voûtes sont percées, les maçonneries détruites, les massifs de terre bouleversés, on en déduira qu'une épaisseur de 10 m de terre serait nécessaire à leur protection. Confirmation est apporté qu'il faut repenser les fortifications.

Afin de faire reconnaître ses droits Turpin tente de déposer un brevet. Mais l'état lui refusera tel qu'il le revendiquait, considérant que des travaux antérieurs avaient déjà mis en évidence les propriétés explosives de l'acide picrique, mais lui reconnaissant toutefois des droits sur la méthode de chargement utilisée.

Turpin reçut 251 000 Francs pour son invention, mais dût renoncer à toute réclamation au sujet de l'emploi fait de l'acide picrique par l'Administration de la Guerre.

Eugène Turpin, fut même incarcéré durant un an à la prison d’Etampes (1892 / 10 avril 1893) après avoir été accusé de trahison. Il fut finalement réhabilité, et même encouragé à poursuivre ses recherches.

Ci-dessous Eugène Turpin l'inventeur de la mélinite.

Ce qu'à vraiment découvert Eugène Turpin


L'histoire retient souvent qu'Eugène Turpin est l'inventeur de la mélinite. Ce n'est pas tout à fait vrai ... puisque l'acide picrique était déjà connu.


Fabriquant de jouets en caoutchouc, Eugène Turpin se servait régulièrement de l'acide picrique pour les colorer, c'est à ce moment là, qu'il découvrit de nouvelles propriétés explosives, mais ce qu'il inventa, c'est la façon de la couler dans le corps des obus. bain marie, avec étamage ou vernissage de l'intérieur des obus.
Il mis au point une technique de pressage de l'acide picrique dans du coton qui le rendait stable. On lui donna le nom de mélinite par rapport à sa couleur jaune dorée proche du miel, et ceci surtout pour ne pas ébruiter cette technique.

Il est également l'inventeur des explosifs panclastiques. Il a travaillé également sur un type de nouveau projectile, le cigare turpinite (voir la carte postale ci-dessous), sorte de fusée ou missile chargée de mélinite, un avant-gardiste !


Les explosifs panclastiques sont des explosifs liquides constitué de peroxyde d'azote et d'une substance combustible.


Eugène Turpin sort de prison




Dans le supplément illustré du numéro 127 du Petit Journal qui est paru le samedi 29 avril 1893, figure en couverture cette gravure d'Eugène Turpin sortant de prison.



Eugène Turpin avait été libéré quelques jours plus tôt, le 10 avril 1893.



PREMIERE HEURE DE LIBERTE

M. Turpin sortant de la prison d'Etampes.

En 1887 le Ministère de la Guerre lui avait acheté son procédé pour 250 000 francs et l'avait décoré de la Légion d’Honneur.

A propos de la presse, on rappelle souvent ce qu’Ésope disait de la langue, à savoir qu’elle est la meilleure et la pire des choses.
Il est possible que la presse fasse parfois du mal ; elle parle beaucoup, et ceux-là seulement qui restent muets ne disent jamais de sottises ; mais il est incontestable qu’elle fait du bien, elle vient une fois de plus de le prouver.
C’est sur ses vives et persistantes réclamations que M. Turpin a été enfin mis en liberté après une cruelle et inexplicable détention de vingt-trois mois, près de deux ans.
Nous avons ici protesté énergiquement contre son incarcération ; nos lecteurs n’ont pu oublier le dessin qui le représentait dans son cachot, tandis que dans un rêve il assistait au triomphe de nos armées grâce à son admirable invention de la mélinite.
Au-dessous du dessin, on lisait ce titre, résumant ironiquement la situation : Récompense nationale !
Un cachot ! C’était en effet, tout ce qu’on avait trouvé pour récompenser celui auquel nous devons tant. En même temps nous réclamions l’honneur de serrer la main de ce grand serviteur de son pays, de cette victime.
Nous avons eu enfin cette joie patriotique que nous désirions tant. Dès son arrivée au pouvoir, le nouveau ministère, — on ne saurait assez l’en féliciter, — a ouvert les portes de la prison d’Étampes.
Le jour même de sa sortie, nous avons vu M. Turpin, un peu engraissé par le manque d’exercice, ahuri par son passage subit à l’air libre, la voix fatiguée pour avoir répondu aux félicitations de ses amis, lui qui depuis si longtemps ne parlait plus, mais très calme, très heureux, très simple. Averti de sa libération le soir, il avait demandé la singulière faveur de ne sortir que le lendemain matin. Il voulait avoir le temps de ranger ses papiers. Trois de ses amis l’attendaient ; parmi eux notre confrère Cardane, qui a tant fait pour l’œuvre de réparation. Devant la porte se tenait notre correspondant du Petit Journal.
M. Turpin, ses amis remerciés, est allé retrouver sa vieille mère.
     
Que fera-t-il maintenant ?

Il ne songe pas à se venger. Il ne répondra pas aux interviewers, n’assistera pas aux banquets, mais s’occupera seulement de mettre au jour les importantes découvertes auxquelles il a occupé ses loisirs. C’est la France qui en bénéficiera, et elle ne se montrera pas ingrate. La liberté, c’est bien, mais ce n’est pas tout : il faut que l’on complète l’œuvre de réparation et que l’on rende à M. Turpin sa croix de la Légion d’Honneur, et même qu’on lui donne la rosette d’officier.

On dit que les années de campagne comptent double. Dans le cas de M. Turpin, les mois de prison comptent quadruple. Il y a donc vraiment trop longtemps qu’il n’est que chevalier.

Eugène Turpin dans sa prison




Cette gravure a été publié en dernière page du " Petit Journal " le samedi 21 janvier 1893, dans le numéro 113.



RECOMPENSE NATIONALE



Monsieur Eugène Turpin, l'inventeur de la mélinite, dans sa prison. 

Accusé à tort d'avoir vendu son invention à la firme anglaise Armstrong et aux allemands, il avait surtout le tort de ne pas être Polytechnicien ou Ingénieur des Mines. Beaucoup ne lui pardonnait pas cette découverte, et se l'était même attribué !


C’est grâce à une campagne d’opinion menée par " Le Petit Journal ", le quotidien le plus vendu au monde à cette époque, qu’il sera finalement libéré, réhabilité et récompensé.

Eugène Turpin le 18 juin 1894



Cet exemplaire du Petit Journal est daté du 18 juin 1894, avec en couverture la photo d'Eugène Turpin ... enfin libre après de nombreuses péripéties.
Il y a des dates historiques, comme ce 18 juin ....

Le fort de Malmaison et les expériences de Chavignon


Le fort de Malmaison bâti en 1878 fait parti du système de défense du général Séré de Rivières. Il connaîtra un sort particulier en servant de test pour le nouvel explosif découvert par Eugène Turpin.

Ce fort dit de seconde ligne, doit d’une part protéger la place forte de Laon avec ses voisins de Condé-sur-Aisne et Lasnicourt, mais aussi interdire l’accès à la vallée de l’Ailette et à Soissons, et par conséquent la marche sur Paris de possibles envahisseurs germaniques.

Détruit avant d’avoir joué son rôle de défense !

Les forces françaises disposent donc d’un nouveau type d’obus, bien plus performant que les précédents. Il en est de même pour les allemands dont les chimistes ont mis au point dès 1881, un nouvel obus utilisant un mélange brisant connus sous le nom d’helhoffite. Il était donc essentiel de pouvoir tester le pouvoir de destruction de ce nouveau types d’engins communément appelés "obus-torpilles" sur les ouvrages de défense de type Séré de Rivières.

Le choix se porta sur le fort de la Malmaison, situé sur la commune de Chavignon (les rapports de tirs de l’époque mentionnent le terme Expériences de Chavignon).

Une première série de tests fut réalisée visant à étudier l’effet des impacts d’obus dans la courtine centrale de la caserne. Des pétards à la mélinite furent ensuite placés sur le flanc ouest du fort. Enfin, entre le 11 août et le 25 octobre 1886 deux batteries (155 et 210 mm) placées au sud du chemin des dames pilonnèrent le fort. En un peu plus d’un mois, environ 170 obus furent tirés sur la place forte. Les résultats furent sans appel ; les obus de 155 mm transperçaient sans problème maçonnerie de 0,8 m surmontée de 2 mètres de terre. Quant aux dégâts occasionnés par les obus de 210 mm, ils étaient considérables, comme comme en témoigne la poudrière souterraine éventrée par un coup au but ... Les superstructures mêmes du fort étaient mises à mal ! Les expériences de Chavignon furent poursuivies jusqu’au printemps 1887 au polygone de tir de Bourges.

Le système de défense français était devenu obsolète avant d’avoir été utilisé.

En replaçant les conclusions de ces essais destructeur dans un contexte tendu de fin du XIXe siècle, et à la lumière du fait que les allemands, en plus de l’helhoffite et du coton-poudre, utilisaient la mélinite

Le fort de la Malmaison ne fut bien entendu pas restauré, au contraire, il fut à nouveau le cobaye des militaires en 1894, avant d’être déclassé et mis en vente en 1912.



Ainsi, le fort de la Malmaison, sacrifié avant même qu’il ait pu jouer son rôle de défense aura au moins permis de mettre au jour l’obsolescence du système défensif français au travers de ce qui a été appelé la crise de l’obus-torpille.

Face au drapeau


En octobre 1896, Eugène Turpin se sentit diffamé dans le roman de Jules Verne Face au drapeau et porta plainte contre celui-ci. Jules Verne fut défendu par Raymond Poincaré et fut relaxé en première (mars 1897) et en seconde instance (décembre 1897).



La crise de l'obus torpille

Lauréat, en 1877, d’un Montyon pour sa découverte des couleurs inoffensives, Eugène Turpin s’occupa de l’étude des explosifs, et rendit maniable l’acide picrique, dont il fit breveter les procédés d’emploi pour le chargement des obus. Ce fut la découverte de la mélinite en 1887.

Eugène Turpin fit en outre breveter plusieurs autres série d’explosif : les Panclastites (explosifs binaires mélangés au moment de l’emploi d’un combustible (sulfure de carbone, essence minérale, nitrobenzène) et du peroxyde d’azote liquide), les Pyrodialites, les poudres chloratées.

Curieux personnage que cet ingénieur Turpin. Sa biographie ne saurait trouver place ici, bien que son existence n’ait pas été banale et qu’elle mérite d’être rapportée. N’a-t-il pas exercé plusieurs professions et n’a-t-il pas été tour à tour récompensé officiellement, puis accusé de trahison, emprisonné et finalement réhabilité, pour être à nouveau encouragé dans ses recherches ! L’essentiel est de dire qu’il avait d’abord entamé des études médicales (il fut d’abord dentiste), qu’il avait acquis de bonnes connaissances en chimie pour avoir suivi les cours du Conservatoire des Arts et Métiers, qu’aux environs de la trentaine il avait découvert un procédé pour rendre inoffensives les couleurs à l’acide picrique dont il était fait usage pour décorer les jouets d’enfants qu’il fabriquait, qu’il se tourna ensuite vers des études concernant les explosifs.



En 1880, il fut ainsi sur la piste d’un mélange où le comburant n’était plus de l’acide azotique comme dans l’Helhoffite mais du protoxyde d’azote, tandis que le combustible était du sulfure de carbone - ce dernier pouvant être remplacé par du nitrobenzène. Les deux liquides étaient enfermés dans deux réservoirs distincts comme dans le projectile allemand et le mélange s’opérait aussi quand l’obus était placé sur sa trajectoire.
Les effets destructeurs s’avéraient supérieurs à ceux de la dynamite, aussi Turpin n’avait-il pas hésité à nommer son explosif "panclastite" en faisant ainsi appel au grec pour affirmer que tout serait brisé...
Le Comité de l’artillerie n’avait pas été toutefois sans marquer (comme le Service des Poudres et Salpêtres) de la défiance vis à vis de cet ingénieur de circonstance, qui n’avait certes pas appartenu à l’École Polytechnique comme tous les membres du Comité, et dont les connaissances scientifiques restaient en tout cas à démontrer... Bref c’est en 1884 seulement que Turpin put obtenir la constitution d’une commission pour expérimenter sa panclastite. La chose fut faite d’abord à Argenteuil, puis au Fort de Vanves et finalement à Cherbourg, avec des résultats satisfaisants quoique le problème du chargement n’ait pas été entièrement résolu.
Dans l’intervalle un brevet avait été pris et une société avait été créée en 1883 pour exploiter l’invention, qui fut proposée tour à tour en Grèce, en Belgique, en Hollande, puis en Angleterre. Chaque fois la preuve fut apportée que la panclastite était au moins aussi puissante que l’helhoffite des Allemands, mais l’utilisation de deux liquides soulevait fatalement des difficultés et la fabrication des obus s’avérait délicate.
Turpin n’avait d’ailleurs pas attendu que son invention soit commercialisée pour continuer ses recherches et il avait été encouragé dans cette voie parce qu’il avait trouvé en 1881 un moyen d’utiliser les propriétés de l’acide picrique.



On savait depuis la fin du XVIIIe siècle que le trinitrophénol - ou acide picrique - était un excellent colorant et l’on n’ignorait pas qu’une violente explosion se produisait quand ce corps était porté à une certaine température. Une telle instabilité interdisait donc l’utilisation de cette déflagration à des fins militaires ; mais Turpin allait constater qu’en chauffant lentement l’acide picrique on parvenait à le fondre à une température de 122 degrés et qu’ainsi il n’y avait plus risque d’explosion. D’autre part, l’acide ainsi fondu pouvait être introduit dans la cavité d’un obus et, solidifié, résister au choc du départ du coup, même si la vitesse initiale atteignait 7 à 800 mètres/seconde.


Le nouvel explosif offrait un autre avantage : sa densité était relativement élevée, il était donc possible d’en loger à l’intérieur d’un projectile une masse plus notable que s’il s’agissait du coton poudre et, a fortiori, de la panclastite ou de l’helhoffite. En dosant le mélange avec moins d’oxydant, de façon que la combustion incomplète au lieu de C02 donne CO + vapeur d’eau, on obtient le maximum de gaz, donc une brisance supérieure, tandis que la sensibilité est diminuée, ce qui atténue les risques d’accident.
Bref la découverte de Turpin s’avérait séduisante ; mais lorsqu’il la fit connaître à l’Ecole de Pyrotechnie en octobre 1884 on devait se heurter au problème de l’allumage de la charge. Pourquoi ? Parce que le système utilisé alors sur les fusées reposait sur la combustion d’une trainée de poudre noire et que la flamme de la poudre noire s’avérait impuissante à faire détoner l’acide picrique fondu ... Turpin fut ainsi amené à chercher la solution de ce nouveau problème et il conçut, quelque temps après, un type de fusée, où le choc de l’impact du projectile provoquait l’écrasement d’une capsule de fulminate. La détonation se transmettait d’abord à une pincée d’acide picrique en poudre, donc plus sensible. La charge d’acide fondu réagissait alors et il était possible de retarder un peu l’éclatement de l’obus, en intercalant une traînée de poudre noire avant la capsule de fulminante. On obtenait de la sorte une fusée à retard, qui était singulièrement utile dans les tirs dirigés contre des troupes enterrées.
Au mois d’avril 1885 les essais de la fusée, qui avaient été faits à Sevran-Livry, furent suffisamment probants pour qu’un brevet d’invention soit pris par Turpin. Des perfectionnements s’avéraient toutefois nécessaires, car il se produisit encore des éclatements prématurés au cours de tirs effectués durant le premier semestre de 1886 . À la fin de 1886 toutefois on pouvait considérer que la fusée était au point.

Dans l’intervalle on avait baptisé le nouvel explosif, ne serait-ce que pour soustraire sa nature aux curiosités de l’étranger. Et comme le trinitrophénol était d’une belle couleur jaune, Turpin fit encore appel à un mot grec qui signifiait cette fois le miel et il nomma son invention : la mélinite.
Le Comité de l’artillerie en dehors duquel avaient eu lieu les essais de 1884 (car ils avaient été réalisés par le Service des Poudres, autonome depuis 1876) fut chargé le 26 août 1885 par le Ministre "de préciser la part qui revient à M. Turpin dans la découverte de nouvelles propriétés de l’acide picrique et les revendications qu’il pourrait produire à cet égard".
Après un premier avis défavorable à Turpin puis un second plus favorable, après que l’inventeur eut publié une notice explicative adressée à de nombreuses personnalités, une convention fut signée entre M. Turpin et l’État français. Soucieux de ménager ses deniers, l’État avait pris seulement un engagement peu onéreux en signant avec Eugène Turpin un contrat temporaire le 29 décembre 1885. Aux termes de ce contrat, Turpin renonçait à toute réclamation au sujet de l’emploi que pourraient faire de l’acide picrique les ministères de la Guerre et de la Marine, recevait une somme de 250 000 francs et il s’engageait à conserver le secret de sa découverte pendant dix mois, délai au bout duquel tout laissait entendre que l’intéressé aurait le droit de proposer la mélinite à d’autres acheteurs que l’État français.

La clause curieuse serait à l’origine des difficultés que Turpin rencontra quand il voulut vendre à la firme anglaise Armstrong le procédé de fabrication. Un procès en divulgation de secret intéressant la Défense nationale lui fut fait en 1891 et Turpin fut lourdement sanctionné. Lors du procès fait à l’ingénieur Turpin en 1891 on eut la preuve que le brevet de l’explosif avait été proposé à divers gouvernements, dont le gouvernement allemand.